L’olaparib est un inhibiteur de PARP. Il s’agit d’une molécule développée principalement pour les patientes atteintes d’une tumeur BRCA inactivée.
Quels sont les résultats qui vous semblent les plus signifiants sur ce médicament ?
Les résultats les plus intéressants ont été obtenus au cours de « l’étude 19 », il y a une dizaine d’année. Celle-ci a démontré un bénéfice apporté par la molécule pour les patientes en rechute d’un cancer de l’ovaire et ayant subi une chimiothérapie à base de platine. Une analyse de sous-groupes a montré que, chez les patientes avec une inactivation de BRCA, l’effet de l’olaparib est particulièrement marqué avec une diminution d’environ 90% du risque de rechute par rapport au groupe n’ayant pas reçu l’olaparib.
Quels sont les principaux effets secondaires et comment les prenez-vous en charge ?
L’olaparib est un traitement oral prescrit à la fin de la chimiothérapie contre la rechute. Il s’agit d’une prescription de 8 gélules matin et soir. Les effets indésirables les plus fréquents sont des troubles digestifs, en premier lieu des nausées, des problèmes de goût, une perte d’appétit voire même des vomissements. Un phénomène de tachyphylaxie a également été observé, c’est à dire que les effets indésirables surviennent principalement pendant les premières semaines ou les quelques premiers mois, à la suite desquels le corps s’adapte et les effets secondaires tendent à diminuer. Il faut donc encourager les patientes dès la prise de leur traitement et prendre en charge ces effets secondaires en prescrivant des médicaments antiémétiques et parfois aller jusqu’aux sétrons. On retrouve assez fréquemment une asthénie, ou encore des cytopénies. Par ailleurs, des prises de sang doivent être réalisées régulièrement, car un risque de syndrome myélodysplasique ou de leucémie aigue existe. Même s’il est extrêmement rare, sa survenue est grave et nécessite une exploration par ponction médullaire au moindre doute. Enfin, un risque de pneumopathie interstitielle existe, mais reste faible, et de la même façon au moindre doute clinique il faudra explorer avec au minimum un scanner à coupe fine.