Alors que l’impact de l’activité physique sur la santé n’est plus à prouver, il reste nécessaire de développer des lignes directrices plus personnalisées dans le domaine de l’oncologie. De nombreuses études scientifiques soutiennent l’intérêt de l’activité physique en oncologie. Elle représente aujourd’hui un composant essentiel du parcours de soins en oncologie.
Publiée en Juin 2025, une revue systématique publiée en juin 2025 par Avancini et al. recense les lignes directrices émises entre 2008 et 2024. Ces recommandations convergent sur un consensus clair : pratiquer au moins 150 minutes hebdomadaires d’activité modérée, ou 75 minutes d’activité intense, accompagnées de deux séances de renforcement musculaire par semaine constitue un seuil minimal bénéfique. Dès les premières étapes du traitement, cette pratique doit être accompagnée et adaptée à l’état du patient.
Bouger pour mieux combattre : les atouts de l’activité physique dans le parcours de soins du cancer
Après le diagnostic, le sport s’avère également avoir un effet. Selon la méta-analyse de Friedenreich et al. publiée en 2019, l’activité physique post-diagnostic est associée à une réduction significative de la mortalité pour au moins 11 types de cancer. Allié majeur dans l’accompagnement des patients atteints de cancer, l’activité physique adaptée n’est plus considérée comme un simple loisir, mais comme une composante essentielle du traitement et de la qualité de vie, en prévention et pendant le traitement.
Vers une prescription personnalisée
Depuis 2016, la prescription d’activité physique est possible pour les médecins. Cette prescription donne accès à un bilan par une personne qualifiée pour dispenser une activité physique adaptée. Ce dispositif, “sport sur ordonnance” permet d'intégrer l’activité physique au parcours de soin, grâce à des séances supervisées par des professionnels qualifiés tels que les masseurs-kinésithérapeutes, les ergothérapeutiques ou les psychomotriciens.
Dans les recommandations officielles de la HAS, l’APA est de plus en plus régulièrement prise en compte dans les parcours de soins pour les patients en ALD. Les formes, l’intensité et modalités de l’activité doivent être ajustées aux capacités du patient.
De leur côté, les sociétés savantes ne sont pas en reste. Pour la 4ème année consécutive, l’Association Française d’Urologie (AFU) a mis le sport au cœur de sa campagne de sensibilisation et de mobilisation contre le cancer de la prostate à destination du grand public lors de son évènement “Roulons pour la santé des hommes”, ayant objectif de sensibiliser le public à la santé de l’homme et, en particulier, à la prévention des pathologies urologiques dont les cancers.
Sources :
- https://sante.gouv.fr/archives/archives-presse/archives-breves/article/mise-en-oeuvre-de-la-prescription-de-l-activite-physique#:~:text=La%20Haute%20autorit%C3%A9%20de%20sant%C3%A9,physique%20comme%20th%C3%A9rapeutique%20non%20m%C3%A9dicamenteuse.
- https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2022-11/ap_fiche_cancer.pdf https://www.urofrance.org/2025/07/09/bouger-contre-le-cancer-les-bienfaits-de-lactivite-physique-dans-le-parcours-de-soins/