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ESMO 2025 : addictions oncogéniques, stades précoces et petites cellules — vers de nouvelles séquences thérapeutiques

Publié le 4 déc. 2025

ESMO 2025 : addictions oncogéniques, stades précoces et petites cellules — vers de nouvelles séquences thérapeutiques

L’ESMO 2025 a mis en avant des avancées structurantes pour les CBNPC avec addictions oncogéniques ainsi que des signaux importants en stades précoces et dans les cancers du poumon à petites cellules (CBPC).

EGFR : renforcer le post-osimertinib et faire monter les ADC

Pour les EGFR mutés, l’osimertinib demeure un standard en première ligne, mais la séquence post-progression reste un enjeu majeur. Les données soutiennent l’idée de maintenir l’inhibition EGFR en ajoutant une chimiothérapie chez certains profils, et confortent la place de l’association chimiothérapie + amivantamab comme stratégie de référence en post-osimertinib, avec une tendance favorable sur la survie globale. L’optimisation pratique progresse également via le développement d’une forme sous-cutanée d’amivantamab (données de type PALOMA), visant à simplifier l’administration.

En parallèle, les anticorps conjugués (ADC) anti-TROP2 gagnent du terrain : des résultats présentés suggèrent des gains significatifs de PFS et un bénéfice de survie globale dans les lignes avancées, et annoncent des programmes évaluant ces options de plus en plus tôt dans la trajectoire de soins.

ALK, BRAF, HER2 et nouvelles cibles

Chez les ALK+, l’efficacité prolongée des inhibiteurs de 3e génération (notamment sur le contrôle cérébral) illustre une maladie métastatique devenue chronique pour une partie des patients. D’autres sous-groupes voient leurs options se consolider : BRAF V600E avec des combinaisons ciblées de nouvelle génération, et HER2 avec des inhibiteurs de kinase en développement, souvent accessibles essentiellement via essais. Enfin, l’intérêt pour des altérations transversales comme MTAP ouvre des perspectives de ciblage (ex. PRMT5), à condition de structurer l’identification biologique.

Stades précoces et petites cellules

En stade précoce, des données à long terme renforcent la crédibilité des stratégies péri-opératoires, et des approches “passerelles” aident à trancher entre chirurgie et radio-chimiothérapie chez des patients marginalement résécables. Dans le CBPC métastatique, l’optimisation de la maintenance progresse, tandis qu’en deuxième ligne, les bispécifiques engageurs de cellules T ciblant DLL3 (type tarlatamab) confirment un potentiel de changement de pratique, même si l’accès reste variable selon les pays.

Conclusion : L’ESMO 2025 confirme une dynamique forte - améliorer les séquences post-TKI, faire émerger les ADC comme outils majeurs, et étendre les approches immuno-innovantes au CBPC. L’enjeu des prochains mois sera de transformer ces signaux en standards grâce aux confirmations internationales et à l’accès aux essais.

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