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Focus Innovation

La nouvelle prise en charge du cancer du sein avancé ou métastatique RE+/HER2-

Publié le 30 oct. 2023

La nouvelle prise en charge du cancer du sein avancé ou métastatique RE+/HER2-

La nouvelle prise en charge du cancer du sein avancé ou métastatique RE+/HER2-

L’Élacestrant (laboratoire Menarini) est désormais le premier agent de dégradation sélectif des récepteurs d'œstrogènes (SERD) pour les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé ou métastatique RE+/HER2-. En effet, l’EMA a récemment autorisé sa mise sur le marché.

L’étude EMERALD a montré une différence significative en faveur de l’Élacestrant (ORSERDU) par rapport aux médicaments de référence actuels pour la population étudiée, ainsi que les patientes présentant une tumeur avec une mutation ESR1.

 

Les mutations ESR1, qu’est-ce que c’est ?

L'ESR1 code pour un récepteur d'œstrogène, une protéine essentielle pour la régulation de la croissance et de la prolifération des cellules mammaires.

Les mutations de l'ESR1 sont principalement associées aux cancers du sein hormonosensibles, largement influencés par les œstrogènes. Ces mutations peuvent entraîner une activation constante du récepteur des œstrogènes, indépendamment de la présence d'œstrogènes dans l'organisme, ce qui stimule la croissance tumorale. Elles sont fréquemment observées chez les patientes atteintes de cancer du sein métastatique, ce qui rend les tumeurs moins sensibles aux traitements hormonaux conventionnels.

La détection des mutations ESR1 est essentielle pour orienter le traitement du cancer du sein. Les patientes porteuses de ces mutations peuvent nécessiter des approches thérapeutiques alternatives, comme les inhibiteurs de l'ESR1, pour bloquer spécifiquement l'activité du récepteur muté.

Les recherches sur ces mutations sont en constante évolution, afin de mieux comprendre les mécanismes de la progression du cancer du sein et de développer des stratégies thérapeutiques plus ciblées pour améliorer le pronostic des patientes atteintes de cette maladie.

 

Élacestrant, la nouvelle approche dans le traitement du cancer du sein

Le cancer du sein reste l'une des principales causes de décès chez les femmes à travers le monde. Cependant, les avancées dans le domaine de la recherche médicale ont ouvert la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, dont l'Élacestrant, un médicament prometteur de la lutte contre le cancer du sein.

Ce médicament appartient à la classe des Modulateurs Sélectifs des Récepteurs des Œstrogènes (SERM). Il agit en ciblant spécifiquement ces récepteurs, protéines présentes à la surface des cellules cancéreuses du sein. En s’y fixant, l'Élacestrant bloque les signaux qui favorisent la croissance et la division des cellules cancéreuses, ce qui permet de ralentir ou d’arrêter la progression de la maladie.

L’Élacestrant a démontré une amélioration significative de la survie sans progression par rapport au standard, dans l’essai de phase III EMERALD pour les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé RE+/HER2-.

La survie sans progression a été significativement prolongée chez toutes les patientes (rapport de risque = 0,70 ; IC95% : 0 ,55-0,88 ; p = 0,002) ainsi que chez les patientes présentant une mutation ESR1 (rapport de risque = 0,55 ; IC95% : 0,39-0,77 ; p < 0,001).

Les rapports de risque ont montré une réduction relative de la progression ou du décès dans la population générale et dans la population présentant la mutation ESR1, respectivement de 30% et 45%.

De plus, cette nouvelle thérapie est proposée en prise orale, contrairement au traitement endocrinien injectable utilisé jusqu’alors.

 

En conclusion, l’Élacestrant est le premier SERD oral présentant une amélioration significative de la survie sans progression par rapport au traitement standard chez les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé ou métastatique ER+/HER2- en deuxième ou troisième intention.

La nouvelle thérapie du laboratoire Menarini a présenté un profil de sécurité prévisible et gérable, en accord avec les thérapies endocriniennes présentes sur le marché.

Ces résultats ouvrent enfin la voie à une nouvelle possibilité pour les patientes atteintes de cancer du sein en 2e ou 3e ligne. C’est une avancée majeure vers une médecine de précision dans le sous-type de cancer RE+/HER2-.

 

 

Sources :

Massard. Oncologie. 2019

Bidard. J Clin Oncol. 2023

 

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