Retour aux actualités

L’avant-traitement dans la prise en charge du lymphome de Hodgkin

Publié le 7 juil. 2025

L’avant-traitement dans la prise en charge du lymphome de Hodgkin

Lymphome de Hodgkin : les enjeux souvent invisibles de la période pré-thérapeutique

Le lymphome de Hodgkin est une maladie bien particulière. Elle touche majoritairement des patients jeunes brutalement projetés dans un parcours de soins lourd et complexe qui va bouleverser leur vie.

Des étapes nombreuses, une attente éprouvante

L’avant-traitement est une période assez peu abordée. Elle comporte un certain nombre de défis liés au temps nécessaire pour réaliser le diagnostic et aux examens entre la suspicion et le début de la chimiothérapie. Ce temps avant le traitement est organisé en plusieurs étapes. Il commence par la suspicion du cancer, révélé le plus souvent par la constatation d'un syndrome tumoral ou de signes généraux. A cette étape, le patient qui a connaissance de la suspicion d’un cancer subit alors un premier stress.  Il va devoir rencontrer un hématologue, réaliser un certain nombre d'examens, des scanners, puis une biopsie et attendre les résultats de cette dernière. Ce temps d’analyse du matériel est un temps incompressible. 

Une séquence médicale dense avant les premiers soins

Ensuite, viennent l'annonce diagnostique et la réalisation des examens pré-thérapeutiques. La préservation de la fertilité peut être très rapide chez l'homme, mais plus compliquée et plus longue chez la femme. S’ajoutent également une échographie cardiaque pré-thérapeutique, éventuellement des épreuves fonctionnelles respiratoires et la pose d'une voie centrale. Enfin, vient le temps de l'annonce thérapeutique et du protocole de chimiothérapie, associé ou non à de la radiothérapie.

Avant les soins, le silence : le stress ignoré de la phase pré-thérapeutique

Toutes ces étapes, de la suspicion du cancer jusqu'au début du traitement, prennent du temps. Même en optimisant au maximum les rendez-vous en faisant voir très rapidement l'hématologue, puis le chirurgien juste après pour réaliser d'adénomectomie, il demeure un temps incompressible de plusieurs semaines. Cette attente va générer un stress important qui va se répercuter tout au long de la prise en charge du cancer, et même plus tard. Actuellement, pendant cette période qui dure en général entre 4 et 8 semaines avant la chimiothérapie,  très peu, voire aucun soin de support ne peuvent s'appliquer car les patients ne sont pas encore en ALD, et ils ne sont pas encore intégrés dans les filières de soins. Des évolutions sont nécessaires pour accompagner et minimiser le stress qui va, ensuite, gêner le reste de la prise en charge.  

Connectez-vous pour lire l'article complet