Retour aux actualités

Le cancer du sein en France

Publié le 31 oct. 2025

Le cancer du sein en France

Le cancer du sein en France : un enjeu majeur de santé publique

Le cancer du sein est à la fois le cancer le plus fréquent et la première cause de mortalité par cancer en France chez la femme avec près de 60 000 nouveaux cas en France tous les ans et 12 000 décès par an. Il s’agit majoritairement d’un cancer de la femme ménopausée, avec un âge médian au diagnostic de 63 ans et un âge médian au décès de 74 ans.   

Un dépistage efficace mais encore trop peu suivi

En France, le dépistage organisé du cancer du sein comprend une mammographie tous les deux ans entre 50 ans et 74 ans. Il permet d'améliorer le diagnostic et de diminuer la mortalité en diagnostiquant le cancer à un stade beaucoup plus précoce. Malheureusement, le taux de participation reste trop faible. En effet, sur la France entière, seulement 50% des femmes participent au dépistage organisé. Il est donc primordial de pouvoir faire évoluer les pratiques afin que la participation à ce dépistage se fasse de façon plus régulière. 

HER2 et triple négatif : deux formes spécifiques du cancer du sein

Les cancers du sein pour lesquels on note une surexpression du récepteur HER2 représente 15 à 20% des cancers du sein, et les cancers triple négatifs, sans surexpression RH ou HER2 qui représentent 15% et demeurent aujourd'hui la forme la plus agressive. 

Grossesse et cancer du sein

Un cancer du sein peut survenir pendant la grossesse. Il est totalement envisageable de traiter les patientes tout en préservant la grossesse dans la mesure du possible. À partir du deuxième trimestre de grossesse, les moyens pour prendre en charge les patientes sont disponibles. Il est possible de faire l'imagerie du sein, d’opérer et de faire de la chimiothérapie. Seule la radiothérapie est contre-indiquée. Elle est dans ce cas-là décalée après l'accouchement dans la plupart des cas. Ces grossesses peuvent se dérouler sans complications. Il est bien sûr recommandé de suivre les patientes dans des structures spécialisées. 

Il est désormais démontré qu'avoir une grossesse après avoir eu un cancer du sein n'augmente pas le risque de rechute.  La préservation de fertilité est de plus en plus proposée aux femmes en âge de procréer qui n’ont pas d’enfants pour leur permettre une grossesse éventuelle. De même, une castration chimique pendant la chimiothérapie pour préserver la fertilité de ces patientes peut également être proposée. En revanche,  la grossesse est contre-indiquée chez  les patientes en début de chimiothérapie ou de traitement anti-hormonal, car les traitements sont extrêmement tératogènes, particulièrement au 1er trimestre. 

Le cancer du sein chez l’homme

 

Les cancers du sein masculins représentent 1% des cancers du sein. Il s’agit  le plus souvent de terrains génétiques familiaux. Les hommes sont pris en charge de façon identique aux femmes avec les mêmes traitements et les mêmes surveillances.

Un engagement collectif à poursuivre

Le cancer du sein reste un enjeu majeur de santé publique qui nécessite une mobilisation constante. Les progrès réalisés en matière de dépistage, de traitements ciblés et de prise en charge personnalisée permettent aujourd’hui d’améliorer considérablement le pronostic des patientes. L’information, la prévention et l’accompagnement demeurent les piliers essentiels pour poursuivre cette dynamique et réduire encore la mortalité liée à cette maladie.

Connectez-vous pour lire l'article complet