Le dépistage du cancer colorectal (CCR) est l'un des actes de prévention les plus puissants de la médecine moderne. Son importance repose sur un paradoxe : c’est un cancer fréquent et de mauvais pronostic (deuxième cause de décès par cancer en France), mais c’est aussi l’un des plus faciles à prévenir et à guérir s’il est pris à temps. Il existe au moins trois raisons fondamentales qui justifient le dépistage systématique dès l’Age de 50 ans chez tout citoyen ou plus tôt dans la vie en cas de facteurs particuliers de risque (maladie intestinale connue ou famille à risque élevé de cancer) de CCR.
- Détecter précocement une tumeur pour guérir
- Détection précoce : Lorsqu'il est diagnostiqué à un stade précoce, localisé (stade I), le taux de survie à 5 ans est supérieur à 90 %. Les traitements sont alors moins lourds et moins mutilants.
- Diagnostic tardif : Si le cancer est découvert après l'apparition de symptômes (douleurs, saignements, perte de poids), il peut être déjà métastasé. La survie tombe alors sous la barre des 20 % à 5 ans.
- Détecter et supprimer les lésions précancéreuses
- Un cancer "silencieux"
En pratique : qui doit faire un acte de dépistage et comment ?
Le dépistage s'adresse prioritairement aux personnes de 50 à 74 ans présentant un risque "moyen" (sans symptômes, sans maladie colique connue ni antécédents familiaux).
- Le test FIT : Simple, rapide et gratuit à faire chez soi tous les deux ans.
- La Coloscopie : Recommandée si le test FIT est positif ou d'emblée (sans réalisation du test FIT), pour les personnes à risque élevé (antécédents de polypes ou de maladies inflammatoires de l'intestin ou porteur d’anomalies génétiques constitutionnelles comme dans le syndrome de Lynch ou la polypose familiale).