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Stratégies de prise en charge des cancers bronchiques non à petites cellules

Publié le 25 sept. 2025

Stratégies de prise en charge des cancers bronchiques non à petites cellules

L’immunothérapie, une révolution dans le traitement des cancers bronchiques métastatiques 

85% des cancers du poumon sont des cancers bronchiques non à petites cellules.  Parmi ces cancers bronchiques non à petites cellules, la prise en charge diffère en fonction du stade. On distingue les stades précoces, pour lesquels il est possible de faire de la chirurgie, les stades localement avancés, opérables ou traités avec de la radiothérapie. Enfin,  les patients les plus fréquents, diagnostiqués à un stade métastatique. Ce qui a révolutionné la prise en charge des cancers bronchiques non à petites cellules métastatiques sans altération oncogénique, c’est l’utilisation de l’immunothérapie. L’immunothérapie est très intégrée dans la prise en charge des patients. Dès la consultation d’annonce, les circuits sont bien évalués. Dans les cancers bronchiques à petite cellule, EGFR est le gène le plus régulièrement retrouvé. Dans cette situation, on peut utiliser des inhibiteurs de l’EGFR, tels que l’osimertinib. Il s’agit d’ un traitement par voie orale,  qui apporte  une survie moyenne de quatre ans aux patients. 

ALK : une cible clé dans les cancers bronchiques métastatiques

La deuxième cible moléculaire d’intérêt en situation métastatique est le réarrangement de ALK. À cinq ans, on a encore 60 % des patients qui sont sous inhibiteurs d’ALK. 

La prolifération tumorale est contrôlée, le patient est protégé de l’émerge des métastases notamment au niveau cérébral. Cela représente réellement un enjeu majeur pour la qualité de vie de ces patients.  Les  toxicités  de ce traitement sont très particulières. On note  des modifications de l'humeur, parfois des troubles cognitifs, l'élévation du cholestérol et des triglycérides. Il s’agit de signaux qu’il est nécessaire de savoir surveiller. 

Il est possible de modifier la dose, et de doser les concentrations de médicament dans le sang pour adapter au mieux le rapport bénéfice-risque. 

Pour les patients traités par thérapie ciblée, le rôle de l'infirmière est essentiel, à la fois pour reprendre les principaux effets secondaires, et pour faire faire l'éducation thérapeutique des patients. Les patients sont vus de façon assez rapprochée au début de la prise en charge, de façon conjointe avec l'oncologue. Pendant le suivi, comme ce sont des patients qui vont plutôt bien et qui ont des durées d'efficacité et des traitements qui sont prolongés,  la surveillance peut être alternée grâce au travail des infirmières qui joignenr les patients de façon systématique pour s’assurer de la bonne tolérance des traitements par un outil de médecine. La prise en charge est vraiment multidisciplinaire, avec notamment les infirmières de consultation, de coordination et de pratique avancée.  

Il s’agit vraiment d’un partenariat essentiel. Nous travaillons ensemble en connaissance des données et des stratégies thérapeutiques innovantes que l'on peut proposer à nos patients.

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