Mécanisme d'action
L'acétate de médroxyprogestérone est un progestatif retard de synthèse dérivé de la 17- hydroxyprogestérone. Elle agit en reduisant la sécrétion de LH et l'expression des récepteurs aux oestrogènes.
Dosage
Cancer du sein métastastique : 500 mg par jour en traitement d'attaque pendant 4 semaines, puis 500 mg 2 fois par semaine en traitement d'entretien
Cancer de l'endomètre : 500 à 1000 mg par semaine
Voie de signalisation ciblée
Voie de la progestérone
Biomarqueur
Récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone
Durée du traitement
Jusqu'à progression tumorale ou toxicité intolérable
Mode de prise
Voie intra-musculaire profonde (ne pas injecter par voie intraveineuse)
Interactions médicamenteuses
Contre-indiquées :
Millepertuis : diminution des concentrations plasmatiques de l'acétate de médroxyprogestérone
Déconseillées (diminution de l'efficacité de l'acétate de médroxyprogestérone) :
Inducteurs enzymatiques : anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine), rifabutine, rifampicine, névirapine et efavirenz, nelfinavir/ritonavir
Nécessitant des précautions d'emploi (diminution de l'efficacité de l'acétate de médroxyprogestérone) :
Bosentan, griséofulvine
Indications
Carcinome du sein métastatique hormono-dépendant en rechute
Adénocarcinome de l'endomètre hormono-dépendant récurrent ou métastatique