Mécanisme d'action
Anti métabolite ; analogue purique ➢ Elle est métabolisée en dérivés triphosphates qui s'incorporent dans l'ADN, l'altèrent et inhibent sa transcription. ➢ Elle inhibe l'adénosine déaminase, ce qui empêche la transformation de l'adénosine en inosine. Cette inhibition explique l'importance de son effet immunosuppresseur. ➢ L'augmentation de l'adénosine, liée à l'inhibition de l'adénosine déaminase, entraîne une rétro-inhibition de la S-adénosyl-homocystéine hydrolase et la S-adénosyl-homocystéine s'accumule à son tour, perturbant les méthylations.
Dosage
4 mg/m2 en une seule administration, toutes les deux semaines.
Voie de signalisation ciblée
NA
Biomarqueur
NA
Durée du traitement
Jusqu’à rémission complète puis 2 doses supplémentaires (évaluation de la réponse à 6 mois).
En cas de réponse totale ou partielle, le traitement ne doit pas dépasser 12 mois et en cas d'absence de réponse 6 mois.
Mode de prise
La pentostatine peut être injectée par voie intraveineuse brève ou en perfusion de 20 à 30 minutes après dilution dans un volume plus important (25 à 50 ml de glucose 5% ou de NaCl 0,9%).
Nécessité d’hydrater le patient avant et après l’injection de pentostatine.
Interactions médicamenteuses
Allopurinol : Risque d’éruption cutanée.
Vidarabine : L'administration simultanée de pentostatine et de vidarabine (anti-viral de la famille des nucléosides puriques) peut se traduire par une augmentation des effets indésirables propres à chacun des deux produits.
Fludarabine : risque accru de manifestations pulmonaires toxiques fatales en cas d’association.
Carmustine, étoposide, cyclophosphamide à fortes doses dans le cadre d'un schéma myélosuppresseur : des cas d'oedème aigu du poumon et d'hypotension à issue fatale ont été rapportés dans la littérature.
Indications
Leucémie à tricholeucocytes