Mécanisme d'action
La navelbine est un cytotoxique de la famille des vinca-alcaloïdes (poisons du fuseau). Elle inhibe la polymérisation de la tubuline pendant la mitose et provoque ainsi la mort cellulaire.
Dosage
Cancer du poumon non à petites cellules
En monothérapie : 25-30mg/m2, administrée une fois par semaine.
En polychimiothérapie : la dose et la fréquence sont fonction du protocole. La dose habituelle peut être utilisée (25-30mg/m2), mais la fréquence d'administration doit être réduite, par exemple le 1er et le 5ème jour toutes les 3 semaines ou le 1er et le 8ème jour toutes les 3 semaines, selon le protocole.
Cancer du sein avancé ou métastatique
25-30mg/m2, administrée une fois par semaine.
La dose maximale tolérée par administration est de 35,4 mg/m2 de surface corporelle.
Adaptation de dosePas de modification de posologie en cas d'insuffisance rénale.
En cas d'insuffisance hépatique sévère, réduction à 20 mg/m2 et surveillance hématologique.
Voie de signalisation ciblée
Dynamique des microtubules
Durée du traitement
Voie intra-veineuse : Il est recommandé de perfuser la vinorelbine sur une période de 6 à 10 minutes après dilution dans 20 à 50 ml de solution injectable de chlorure de sodium 9mg/ml (0,9%) ou de solution injectable de glucose à 5%.
L’administration doit toujours être suivie par un rinçage de la veine avec un minimum de 250 ml de soluté physiologique.
L’administration intrathécale de vinorelbine peut être fatale.Voie orale : II est recommandé de prendre la capsule à la fin d'un repas. Ne pas mâcher ni sucer la capsule.
Mode de prise
Voie intra-veineuse : administration en bolus lent (6-10 minutes) ou perfusion de courte durée (20-30 minutes). Voie orale (Navelbine) : capsule molle avalée avec de l'eau sans mâcher ni sucer la capsule. Prendre la capsule à la fin d'un repas léger.
Interactions médicamenteuses
Vaccin contre la fièvre jaune (contre-indiqué) et vaccins vivants atténués : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle, attendre 2, 3 mois après la chimiothérapie
Mitomycine C : risque de majoration de la toxicité pulmonaire
Immunosuppresseurs (ciclosporine, éverolimus, sirolimus, tacrolimus) : immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif
Inhibiteurs (phénytoïne, phénobarbital, rifampicine, carbamazépine, Hypericum perforatum) et inducteurs (itraconazole, kétoconazole, inhibiteurs des protéases du VIH, érythromycine, clarithromycine, télithomycine, néfazodone) du CYP3A4 : modification de la concentration plasmatique de la vinorelbine (risque d'inefficacité et de toxicité)
La navelbine diminue l'absorption digestive de la phénytoïne (et fosphénytoïne), entraînant un risque de convulsions.
La navelbine est un substrat de la protéine transmembranaire d'efflux P-gp.
Indications
Cancer du poumon non à petites cellules
Cancer du sein métastatique