Mécanisme d'action
Inhibition compétitive de la liaison des androgènes à leurs récepteurs, inhibition de la translocation nucléaire des récepteurs activés ainsi que leur fixation à l'ADN et ce, même en cas de surexpression des récepteurs aux androgènes ou dans les cellules cancéreuses résistantes aux anti-androgènes. Il freine ainsi la croissance des cellules prostatiques cancéreuses et peut induire leur apoptose et la régression tumorale.
Dosage
160 mg (soit quatre capsules de 40 mg) en une seule prise
La castration médicale par analogue de l’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (LH-RH) doit être maintenue pendant la durée du traitement pour les patients n’ayant pas subi de castration chirurgicale.
Voie de signalisation ciblée
Récepteurs aux androgènes
Durée du traitement
Jusqu'à progression tumorale
Mode de prise
Prise quotidienne par voie orale à heure fixe. Les capsules doivent être avalées entières avec de l’eau et peuvent être prises avec ou sans nourriture.
Si oubli, prendre la dose prescrite le plus près possible de l’heure habituelle de prise. Si oubli pendant toute une journée, reprendre le traitement le lendemain à la dose habituelle.
La castration médicale par un analogue de la LH-RH doit être maintenue pendant la durée du traitement pour les patients n’ayant pas subi de castration chirurgicale.
Interactions médicamenteuses
Inhibiteurs et inducteurs du CYP2C8 : gemfibrozil, rifampicine. Chez les patients devant recevoir un inhibiteur puissant du CYP2C8 de façon concomitante, la dose d’enzalutamide doit être réduite à 80 mg en une prise quotidienne.
Effet potentiel de l'enzalutamide sur l'exposition d'autres médicaments :
L’enzalutamide est un inducteur enzymatique puissant qui augmente la synthèse de nombreux enzymes et transporteurs. Par conséquent, il faut s’attendre à des interactions avec des médicaments substrats des enzymes ou des transporteurs couramment utilisés.
Les enzymes sur lesquelles l’enzalutamide est susceptible d’avoir un effet inducteur incluent : le CYP3A dans le foie et l’intestin, le CYP2B6, le CYP2C9, le CYP2C19 et l’uridine-5’- diphosphate glucuronosyltransférase (UGTs – enzyme de conjugaison des glucuronides). L’enzalutamide pourrait également avoir un effet inducteur sur la protéine de transport P-gp, de même que sur d’autres transporteurs tels que la protéine 2 associée à la multirésistance aux médicaments (MRP2), la protéine de résistance des cancers du sein (BCRP), et le polypeptide transporteur d’anions organiques 1B1 (OATP1B1).
Les groupes de médicaments susceptibles d’être concernés incluent, entre autres (liste non limitative) :
- des analgésiques (ex : fentanyl, tramadol)
- des antibiotiques (ex : clarithromycine, doxycycline)
- des agents anti-cancéreux (ex : cabazitaxel)
- des anticoagulants (ex : acénocoumarol, warfarine)
- des antiépileptiques (ex : carbamazépine, clonazépam, phénytoïne, primidone, acide valproïque)
- des antipsychotiques (ex : halopéridol)
- des bêtabloquants (ex : bisoprolol, propranolol)
- des inhibiteurs calciques (ex : diltiazem, félodipine, nicardipine, nifédipine, vérapamil)
- des glycosides cardiaques (ex : digoxine)
- des corticoïdes (ex : dexaméthasone, prednisolone)
- des traitements antirétroviraux contre le VIH (ex : indinavir, ritonavir)
- des hypnotiques (ex : diazépam, midazolam, zolpidem)
- des statines métabolisées par le CYP3A4 (ex : atorvastatine, simvastatine)
- des agents thyroïdiens (ex : lévothyroxine)
Indications
Cancer de la prostate métastatique résistant à la castration
cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration
cancer de la prostate hormonosensible métastatique