Mécanisme d'action
La vincristine est un agent cytostatique appartenant à la famille des "vinca alcaloïdes", isolée à partir de la pervenche de Madagascar. Elle inhibe la polymérisation de la tubuline en microtubules, ce qui bloque la division cellulaire et provoque la mort cellulaire.
Dosage
Peut varier selon l'indication : utilisation en monothérapie ou en association
Chez l’adulte
1,4 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse une fois par semaine.
La dose totale maximale est de 2 mg/semaine.
Chez l’enfant pesant moins de 10 kg
0,05 mg de vincristine/kg de poids corporel par voie intraveineuse une fois par semaine.
Remarque : chez le nourrisson, la posologie est calculée sur la base du poids corporel individuel (et non de la surface corporelle), car le rapport entre la surface corporelle et le poids corporel est disproportionné chez le nourrisson.
Chez l’enfant pesant 10 kg et plus
2 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse une fois par semaine.
Insuffisants hépatiques
Réduction de 50 % de la dose en cas d’élévation de la bilirubinémie directe à plus de 3 mg/100 ml.
Mode de prise
Voie intraveineuse stricte : perfusion de courte durée, en surveillant l'absence d'extravasation
Interactions médicamenteuses
La vincristine est métabolisée au niveau hépatique par le cytochrome P450 (CYP3A4).
Inhibiteurs du CYP3A4 susceptibles d’augmenter les concentrations de vincristine : antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), macrolides(érythromycine, clarithromycine), antirétroviraux (ritonavir), amiodarone, inhibiteurs calciques (vérapamil, diltiazem), aprépitant, jus de pamplemousseInducteurs du CYP3A4 susceptibles de diminuer les concentrations de vincristine : rifampicine, dexaméthasone, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, millepertuis
Vaccin contre la fièvre jaune (contre-indiqué) et vaccins vivant atténués : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle
Phénytoïne : risque de convulsions par diminution de l'absorption digestive par la vincristine
Olaparib : Risque de majoration de l'effet myélosuppresseur
Ciclosporine, tacrolimus : immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération
Mitomycine C : majoration du risque de toxicité pulmonaire
Antivitamines K : Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales.
Indications
Maladies hématologiques
Sarcomes
Tumeurs pédiatriques
Tumeurs solides