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Vincristine

Vincristine

Vincristine
Pathologies
Gynécologie Génito-urinaire Tumeurs pédiatriques Hématologie Thorax Sarcomes / GIST Sein Col utérin Rein Tumeurs pédiatriques Leucémie Aiguë (LA) Lymphome Myélome Multiple Carcinome bronchique à petites cellules Carcinome bronchique non à petites cellules Sarcomes / GIST Lymphome de Hodgkin
Classes thérapeutiques
Vinca-alcaloïde et analogue Poison du fuseau
Lignes de traitement
1ère ligne 2ème ligne 3ème ligne et +
Routes d'administration
Intraveineuse

Mécanisme d'action

La vincristine est un agent cytostatique appartenant à la famille des "vinca alcaloïdes", isolée à partir de la pervenche de Madagascar. Elle inhibe la polymérisation de la tubuline en microtubules, ce qui bloque la division cellulaire et provoque la mort cellulaire.

Dosage

Peut varier selon l'indication : utilisation en monothérapie ou en association

Chez l’adulte

1,4 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse.

Chez l’enfant pesant moins de 10 kg

0,05 mg de vincristine/kg de poids corporel par voie intraveineuse une fois par semaine.

Remarque : chez le nourrisson, la posologie est calculée sur la base du poids corporel individuel (et non de la surface corporelle), car le rapport entre la surface corporelle et le poids corporel est disproportionné chez le nourrisson.

Chez l’enfant pesant 10 kg et plus

1,5 à 2 mg de vincristine/m² de surface corporelle par voie intraveineuse une fois par semaine.

Insuffisants hépatiques

Réduction de 50 % de la dose en cas d’élévation de la bilirubinémie directe à plus de 3 mg/100 ml.

Mode de prise

Voie intraveineuse stricte : perfusion de courte durée, en surveillant l'absence d'extravasation

Interactions médicamenteuses

La vincristine est métabolisée au niveau hépatique par le cytochrome P450 (CYP3A4).

Inhibiteurs du CYP3A4 susceptibles d’augmenter les concentrations de vincristine : antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), macrolides(érythromycine, clarithromycine), antirétroviraux (ritonavir), amiodarone, inhibiteurs calciques (vérapamil, diltiazem), aprépitantjus de pamplemousse

Inducteurs du CYP3A4 susceptibles de diminuer les concentrations de vincristine : rifampicinedexaméthasone, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, millepertuis

Vaccin contre la fièvre jaune (contre-indiqué) et vaccins vivant atténués : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle

Phénytoïne : risque de convulsions par diminution de l'absorption digestive par la vincristine

Olaparib : Risque de majoration de l'effet myélosuppresseur

Ciclosporine, tacrolimus : immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération

Mitomycine C : majoration du risque de toxicité pulmonaire

Antivitamines K : Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales.

Indications

Maladies hématologiques

Maladies hématologiques (en polychimiothérapie) : Leucémies aiguës lymphoblastiques Lymphomes hodgkiniens et lymphomes non hodgkiniens Myélome Leucémies aiguës lymphoïdes, en monothérapie, en situation palliative

Sarcomes

Sarcomes : Rhabdomyosarcomes Sarcome d'Ewing Ostéosarcomes

Tumeurs pédiatriques

Tumeurs pédiatriques : Neuroblastome Néphroblastome Tumeurs embryonnaires de l'enfant

Tumeurs solides

Tumeurs solides : Cancer du poumon Cancer du sein Cancer du col utérin

Effets indésirables

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