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Roféron-A

Interféron alpha-2a

Roche
Roféron-A
Pathologies
Peau Génito-urinaire Hématologie Sarcomes / GIST Mélanome Rein Leucémie Myéloïde Chronique (LMC) Lymphome Sarcomes / GIST
Classes thérapeutiques
Interféron Immunostimulant Immunomodulateur
Lignes de traitement
1ère ligne 2ème ligne 3ème ligne et +
Routes d'administration
Sous-cutanée

Mécanisme d'action

L'interféron-alpha exerce ses effets antiviraux en induisant une résistance cellulaire aux infections virales et en modulant les effecteurs du système immunitaire de façon à neutraliser les virus ou éliminer les cellules infectées par le virus. Le mécanisme anti-tumoral n'est pas connu. Il impliquerait une diminution de la synthèse de l'ADN, de l'ARN et des protéines. Une fois fixé à la membrane cellulaire, l'interféron déclencherait une séquence complexe de réactions intracellulaires et notamment l'induction de certaines enzymes.

Dosage

Cancer du rein à un stade avancé :

Association à la vinblastine : 3 MUI 3 fois par semaine la première semaine, 9 MUI 3 fois par semaine la semaine suivante et 18 MUI 3 fois par semaine par la suite. Si Roféron-A à la dose de 18 MUI 3 fois par semaine non toléré, posologie peut être réduite à 9 MUI 3 fois par semaine.

Association au bevacizumab : 9 MUI 3 fois par semaine (3 ou 6 MUI éventuellement initialement, mais la dose recommandée de 9 MUI doit être atteinte dans les 2 premières semaines). Les injections de Roféron-A doivent être administrées après la fin de la perfusion du bevacizumab.

Mélanome malin après résection chirurgicale : 3 MUI 3 fois par semaine, pendant 18 mois, en commençant au plus tard 6 semaines après l'intervention chirurgicale. En cas d'intolérance, posologie diminuée à 1,5 MUI 3 fois par semaine.

Leucémie à tricholeucocytes :

Posologie initiale : 3 MUI/J  pendant 16 à 24 semaines.

Posologie d'entretien : 3 MUI administrés 3 fois par semaine.

Sarcome de Kaposi associé au SIDA :

Posologie optimale pas encore bien établie. Ne pas utiliser conjointement avec les inhibiteurs de protéases. Posologie initiale augmentée progressivement jusqu'à 18 MUI/jour minimum et si possible, 36 MUI/jour.

Leucémie myéloïde chronique :

Jours 1 à 3 : 3 MUI/jour, Jours 4 à 6 : 6 MUI/jour, Jours 7 à 84 : 9 MUI/jour. Tous les patients en rémission hématologique complète doivent poursuivre le traitement à la posologie de 9 MUI/jour (posologie optimale) ou de 9 MUI 3 fois par semaine (posologie minimale).

Lymphome cutané à cellules T :

Posologie optimale pas établie.

Posologie initiale : par paliers jusqu'à la dose de 18 MUI par jour. Jours 1 à 3 : 3 MUI/jour, Jours 4 à 6 : 9 MUI/jour, Jours 7 à 84 : 18 MUI/jour.

Posologie d'entretien : 3 fois par semaine à la dose maximale tolérée par le patient, sans excéder 18 MUI.

Lymphome folliculaire non-hodgkinien, associé à une chimiothérapie conventionnelle (telle que CHOP): 6 MUI/m2 de J 22 à J 26 de chaque cycle de 28 jours.

Voie de signalisation ciblée

Voie de signalisation de l'interféron alpha

Durée du traitement

Cancer du rein à un stade avancé :

En association à la vinblastine, pendant au moins 3 mois, jusqu'à un maximum de 12 mois ou de poursuite évolutive tumorale

Mélanome malin après résection chirurgicale :

Pendant 18 mois, en commençant au plus tard 6 semaines après l'intervention chirurgicale

Leucémie à trichleucocytes :

Durée minimale de six mois, puis jusqu'à progression tumorale ou toxicité intolérable

Sarcome de Kaposi associé au SIDA :

Durée minimale de dix à douze semaines, puis jusqu'à progression tumorale ou toxicité intolérable

Leucémie myéloïde chronique :

Durée minimale de huit à douze semaines, jusqu'à rémission hématologique complète ou pendant 18 mois au maximum

Lymphome cutané à cellules T :

Durée minimale de huit à douze semaines, puis jusqu'à progression tumorale ou toxicité intolérable

Lymphome folliculaire non-Hodgkinien : 

Jusqu'à progression tumorale ou toxicité intolérable

 

 

Mode de prise

Voie sous-cutanée

Interactions médicamenteuses

Théophylline (réduction de clairance de la théophylline)

Ne pas administrer de manière conjointe avec des inhibiteurs de protéases

Indications

Cancer du rein avancé

Mélanome malin de stade II

Mélanome malin de stade II (Breslow > 1,5 mm, sans atteinte ganglionnaire, ni extension cutanée) et sans maladie décelable après exérèse chirurgicale

Leucémie myéloïde chronique

Leucémie myéloïde chronique en phase chronique avec présence de chromosome Philadelphie, sans indication d'allogreffe

Lymphome cutané à cellules T

Lymphome cutané à cellules T en phase évolutive, réfractaire aux traitements conventionnels ou ne relevant pas de ceux-ci

Lymphome folliculaire non-hodgkinien

Leucémie à tricholeucocytes

Hépatite chronique B

Hépatite chronique B de l'adulte, histologiquement prouvée, avec présence de marqueurs de la réplication virale, c'est-à-dire ADN du VHB ou antigène HBe.

Hépatite chronique C

Hépatite chronique C de l'adulte, histologiquement prouvée, avec anticorps anti-VHC ou ARN-VHC positifs et élévation de l'alanine amino-transférase sérique (ALAT) en l'absence de décompensation hépatique. L'efficacité de l'interféron alfa-2a dans le traitement de l'hépatite C est augmentée quand il est associé à la ribavirine. ROFERON-A doit être donné seul principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.

Effets indésirables

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