Mécanisme d'action
Le ruxolitinib est un inhibiteur non spécifique de Jak2, mais aussi à moindre degré de Jak1. De par son action sur la voie JAK-STAT, le ruxolitinib possède des propriétés immunosuppressives.
Dosage
Myélofibrose : 15 mg toutes les 12 heures (si plaquettes entre 100 et 200G/L) ou 20mg toutes les 12 heures (si plaquettes >200G/L), par voie orale, à adapter en fonction de la NFS
Maladie de Vaquez : 10mg toutes les 12 heures, par voie orale, à adapter en fonction de la NFS.
Maladie du greffon contre hôte : 10 mg deux fois par jour ce traitement est pour des patients âgés de 12 ans et plus qui ont une réponse inadéquate aux corticostéroïdes ou à d’autres traitements systémiques
NB : En cas d’arrêt de traitement, celui-ci devra être réalisé de manière progressive (possiblement associé à des corticoïdes) afin d’éviter l’effet rebond.
Voie de signalisation ciblée
JAK1/JAK2
Durée du traitement
Arrêt à 6 mois de traitement en l’absence de réponse.
En cas de réponse au traitement, poursuite jusqu’à toxicité inacceptable (ou persistance d’une splénomégalie supérieure à 40% para rapport à la taille initiale).
Mode de prise
Voie orale, en deux prises quotidiennes
Interactions médicamenteuses
Inhibiteurs du CYP3A4 : En cas d’administration de ruxolitinib avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple bocéprévir, clarithromycine, indinavir, itraconazole, kétoconazole, lopinavir/ritonavir, mibéfradil, néfazodone, nelfinavir, posaconazole, saquinavir, telaprévir, télithromycine, voriconazole, entre autres), la dose unitaire de ruxolitinib doit être diminuée d’environ 50 %, à administrer deux fois par jour. Il est nécessaire de surveiller étroitement (par exemple, deux fois par semaine) les cytopénies et d’adapter la dose en fonction de la tolérance et de l’efficacité.
Inducteurs du CYP3A4 (tels que, entre autres, avasimibe, carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifabutine, rifampicine, extrait de millepertuis (Hypericum perforatum)) : Il est nécessaire de surveiller étroitement les patients et d’adapter la dose en fonction de la tolérance et de l’efficacité.
Inhibiteurs faibles ou modérés du CYP3A4 : Aucune adaptation posologique n’est recommandée en cas d’administration concomitante de ruxolitinib avec des inhibiteurs faibles ou modérés du CYP3A4 (par exemple érythromycine). Toutefois, les cytopénies doivent être surveillées étroitement en cas d’instauration d’un inhibiteur modéré du CYP3A4.
Substrats de la P-gp ou BCRP : Le ruxolitinib peut inhiber la P-glycoprotéine et la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP) dans l’intestin. Cela peut conduire à une augmentation de l’exposition systémique aux substrats de ces transporteurs, tels que le dabigatran étexilate, la ciclosporine, la rosuvastatine et potentiellement la digoxine. La surveillance des concentrations médicamenteuses (TDM) ou la surveillance clinique de la substance affectée est conseillée.
Indications
Myélofibrose (MF)
Maladie de Vaquez (polyglobulie primitive, PV)