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Rubraca

Rucaparib

Clovis Oncology
Rubraca
Pathologies
Gynécologie Ovaire
Classes thérapeutiques
Inhibiteur de PARP
Routes d'administration
Orale

Mécanisme d'action

Rucaparib est un inhibiteur des enzymes poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), dont PARP-1, PARP2 et PARP-3. Les enzymes PARP sont nécessaires à la réparation efficace des cassures simple brin de l’ADN.

Des études in vitro ont montré que la cytotoxicité induite par rucaparib comprend l’inhibition de l’activité enzymatique de la PARP et le piégeage de complexes PARP-ADN, entraînant une augmentation des lésions de l’ADN, l’apoptose et la mort cellulaire. Il a été démontré que rucaparib avait une activité antitumorale dans les lignées cellulaires présentant une mutation du gène BRCA par un mécanisme appelé létalité synthétique, qui requiert la perte de deux voies de réparation de l’ADN pour la mort cellulaire.

Dosage

La dose recommandée de Rubraca est de 600 mg deux fois par jour, équivalant à une dose quotidienne totale de 1 200 mg.

Les patientes doivent commencer le traitement d’entretien par Rubraca au plus tard 8 semaines après avoir reçu leur dernière dose du schéma à base de platine.

Voie de signalisation ciblée

PARP

Biomarqueur

Présence de mutations délétères germinales ou somatiques dans les gènes de prédisposition aux cancers mammaires et ovariens BRCA1 ou BRCA2. Le statut mutationnel BRCA doit être déterminé par un laboratoire expérimenté utilisant une méthode de test validée

Durée du traitement

Jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.

Mode de prise

Voie orale : prise avec ou sans nourriture. Les doses doivent être prises à environ 12 heures d’intervalle

La dose recommandée pour Rubraca est de 600 mg deux fois par jour, équivalant à une dose quotidienne totale de 1200 mg, jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.

Pour le traitement d’entretien, les patientes doivent commencer le traitement d’entretien par Rubraca au plus tard 8 semaines après avoir reçu leur dernière dose du schéma à base de platine.

Si une patiente vomit après avoir pris Rubraca, elle ne doit pas reprendre cette dose mais prendre la dose suivante au moment prévu.

Si une dose est oubliée, la patiente doit prendre la dose normale suivante au moment prévu.

Interactions médicamenteuses

Effet d’autres médicaments sur rucaparib

Des précautions doivent être prises en cas d'utilisation concomitante d'inhibiteurs ou d’inducteurs puissants du CYP3A4.

La prudence est recommandée lorsque rucaparib est administré concomitamment avec des médicaments qui sont de puissants inhibiteurs de la P-gp.

Effets de rucaparib sur d’autres médicaments

Substrats du CYP1A2

Lors de l’administration concomitante de médicaments métabolisés par le CYP1A2, notamment de médicaments possédant un indice thérapeutique étroit (par exemple tizanidine, théophylline), des ajustements de la dose peuvent être envisagés sur la base d’une surveillance clinique appropriée.

Substrats du CYP2C9

Lors de l’administration concomitante de médicaments qui sont des substrats du CYP2C9 avec un indice thérapeutique étroit (par exemple warfarine, phénytoïne), des ajustements de dose peuvent être envisagés, si c’est indiqué sur le plan clinique. La prudence est recommandée et il faut envisager un suivi supplémentaire du rapport international normalisé (RIN) en cas d’administration concomitante de warfarine, et une surveillance du niveau de phénytoïne si elle est utilisée de façon concomitante avec rucaparib.

Substrats du CYP3A

La prudence est recommandée lors de l’administration concomitante de médicaments qui sont des substrats du CYP3A avec un indice thérapeutique étroit (par exemple alfentanil, astémizole, cisapride, ciclosporine, dihydroergotamine, ergotamine, fentanyl, pimozide, quinidine, sirolimus, tacrolimus, terfénadine). Des ajustements de la dose peuvent être envisagés, s’ils sont indiqués sur le plan clinique sur la base des effets indésirables observés.

Rucaparib est un puissant inhibiteur de MATE1 et de MATE2-K, un inhibiteur modéré de l’OCT1, et un faible inhibiteur de l’OCT2. Comme l’inhibition de ces transporteurs pourrait augmenter l’élimination de la metformine par les reins et diminuer la capture de la metformine par le foie, la prudence est conseillée lorsque la metformine est administrée en concomitance avec rucaparib.

En outre, rucaparib est un inhibiteur de la BCRP, avec une valeur d’IC50 suggérant une inhibition potentielle de la BCRP et des expositions accrues de médicaments qui sont des substrats de la BCRP (par exemple la rosuvastatine).

 

Indications

Cancer épithélial de l'ovaire, de la trompe de Fallope ou péritonéal primitif avec une mutation du gène BRCA germinale et/ou somatique

Cancer épithélial de l'ovaire, de la trompe de Fallope ou péritonéal primitif : Rubraca est indiqué en monothérapie pour le traitement de patientes adultes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire, de la trompe de Fallope ou péritonéal primitif de haut grade sensible au platine, récidivant ou progressif, avec une mutation du gène BRCA germinale et/ou somatique, qui ont été traitées avec deux lignes antérieures ou plus de chimiothérapie à base de platine et qui ne peuvent pas tolérer une autre chimiothérapie à base de platine.

Cancer épithélial de l’ovaire, de la trompe de Fallope ou péritonéal primitif

Rubraca est indiqué en monothérapie pour le traitement d’entretien de patientes adultes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire, de la trompe de Fallope ou péritonéal primitif, de haut grade, récidivant, sensible au platine, qui sont en réponse (complète ou partielle) à une chimiothérapie à base de platine.

Effets indésirables

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