Mécanisme d'action
Le nilotinib est un inhibiteur de l'activité tyrosine kinase de l'oncoprotéine BCR-ABL. Le nilotinib est inefficace en cas de mutation T315I du domaine tyrosine kinase de Bcr-Abl.
Le nilotinib inhibe également l'activité proteine kinase des récepteurs PDGF, Kit et Ephedrine.
Dosage
300mg x 2 par jour en 1ère ligne jusqu’à progression tumorale ou toxicité intolérable
400mg x 2 par jour en 2ème ligne (en cas d’échec ou d’intolérance de l’imatinib) jusqu’à progression tumorale ou toxicité intolérable
Posologie à adapter en cas d’intolérance : arrêt transitoire et reprise du traitement à 400mg/j (puis réévaluer augmentation à 300mg x 2/j)
Voie de signalisation ciblée
BCR-ABL
Biomarqueur
La recherche et la présence du chromosome de Philadelphie (= t(9;22)(q34;q11)) ou son équivalent moléculaire Bcr-Abl est nécessaire pour la prescription de dasatinib.
Durée du traitement
Arrêt du traitement si progression de la maladie ou en l’absence de réponse satisfaisante.
Arrêt du traitement en cas d’apparition d’une toxicité inacceptable.
Mode de prise
Par voie orale avec de l’eau en 2 prises par jour séparées de 12h en dehors des repas (ne pas ingérer d’aliment dans l’heure précédant la prise du médicament ni dans les 2 heures suivant la prise).
Interactions médicamenteuses
In vitro, le nilotinib est un inhibiteur relativement puissant du CYP3A4, du CYP2C8, du CYP2C9, du CYP2D6 et de l’UGT1A1, avec une valeur du Ki qui est plus basse pour le CYP2C9 (Ki=0,13 microM).
Inhibiteurs du CYP3A augmentent la concentration plasmatique en nilotinib.
Inhibiteurs puissants du CYP3A à éviter : ritonavir, indinavir, nelfinavir, saquinavir, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, troléandomycine, clarithromycine, télithromycine, boceprevir, télaprevir, mibéfradil, néfazodone, conivaptan, produits à base de pamplemousse y compris le jus de pamplemousse)
Inhibiteurs modérés du CYP3A à éviter dans la mesure du possible : fluconazole, darunavir, érythromycine, diltiazem, dronédarone, atazanavir, aprépitant, amprénavir, fosamprénavir, imatinib, vérapamil, tofisopam, ciprofloxacine.
Inducteurs du CYP3A : diminuent la concentration plasmatique en nilotinib.
Inducteurs puissants à éviter : rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, millepertuis, rifabutine, phénobarbital
Inducteurs modérés à éviter : bosentan, nafcilline, éfavirenz, modafinil, étravirine
Substrats de la glycoprotéine P (P-gp) : le nilotinib augmente la concentration plasmatique des substrats de la P-gp.
Substrats de la P-gp : digoxine, colchicine, tacrolimus, quinidine, agents cytotoxiques tels que l'étoposide, la doxorubicine et la vinblastine, immunosuppresseurs, glucocorticoïdes tels que la dexaméthasone, antirétroviraux du VIH de type 1 tels que les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse.
Anti-arythmiques et autres substances susceptibles d'allonger l'intervalle QT :
Anti-arythmiques : amiodarone, disopyramide, procaïnamide, quinidine et sotalol
Médicaments pouvant entraîner un allongement de l'intervalle QT : chloroquine, halofantrine, clarithromycine, dompéridone, halopéridol, méthadone et moxifloxacine.
Indications
Leucémie myéloïde chronique en phase chronique en 1ère ligne
Leucémie myéloïde chronique en phase chronique ou accélérée en 2ème ligne